LES propriétés de surface des corps solides et plus précisément leurs propriétés de mouillage recouvrent de nombreuses problématiques scientifiques et industrielles. Cette thématique est née avec l’étude des phénomènes de capillarité au début du XIXème siècle dont les premières lois furent énoncées par P. S. DE LAPLACE [1] et T. YOUNG [2]. Elle a connu depuis un développement constant autant par ses implications scientifiques en science des surfaces [3] que par ses implications technologiques en génie des surfaces [4]. En effet, la physique moderne permet aujourd’hui d’expliquer de nombreux comportements des interfaces liquides dans la nature [5] : formes des gouttes statiques et dynamiques, films minces, ondes et oscillations... Du point de vue technologique, l’intérêt se porte plutôt sur les phénomènes d’interactions à l’interface d’une phase liquide et d’une phase solide. La physique des interfaces couvre en effet une immensité de domaines technologiques : industries du verre, du textile, de la cosmétique, de la microélectronique, des biosystèmes... et d’applications pratiques : germination hétérogène, micro et nano fluidique, dépôt de films minces (solides ou liquides), couches fonctionnalisées...
L’objectif de cette annexe est de rappeler quelques concepts fondamentaux relatifs à la physique des surfaces et des interfaces ainsi qu’aux propriétés de mouillage. Ainsi, la première section rappelle les concepts thermodynamiques de base relatifs à l’existence d’une surface. La seconde section aborde les lois du mouillage qui régissent l’équilibre entre un liquide et un solide. Enfin, la dernière section propose quelques éléments sur la nature des interactions à l’origine de cet équilibre.
